Living twice, Actiu

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  • expérimenter

Living twice, Actiu

2026

Living twice est née d'une carte blanche de l'éditeur espagnol Actiu sur l'invitation de Marisa Santamaria pendant la Paris Design week.

Living twice : vivre deux fois mais vivre doublement.

C’est une suite logique : élargissement de la fonction, une nouvelle typologie qui convoque le commun. Souvent il y appropriation au-delà de ce qui est prévu au départ ? Design,  antropologie appliquée.Faire un terrain et être situé. Comme une anthropologue je me suis intéressée par les usages décalés qui sont issus de détournement. Une premiere approche est de convoquer l’informel.
Le dispositif permet la cohabitation de deux espaces différents et complémentaires.Facilité le passage de l’un à l’autre. Espaces ou on peut avoir deux niveaux d’attention de deux possibilités d’être ensemble, soit tous ensemble soit en petits groupes.

On parle d’être vivant ici dans le cadre d’une entreprise : c’est pour moi faire communauté. Le véritable sujet c’est comment inviter la collaboration pour que l’entreprise puisse devenir un corps social. Je ne parle pas d’une manière d’être individuelle mais collective.  Une forme qui fait centralité. La capacité d’un lieu à exercer une attraction à avoir un pouvoir de polarisation pour faire… pour ancre le vécu.
et une forme qui fait signal avec les ronds qui donne une référence pour organiser la vie tout autour.
Le monde du travail a inventé un certain nombre de posture qui font que les nouvelles générations ont quelque fois du mal à s’y inscrire. Des postures qui mettent en scène le statut et une hiérarchie qui sépare les gens plutôt que de les rassembler. Il n’y a rien de spectaculaire car il ne permet pas le convivial.

C’est garder l’echelle humaine qui importe et une immédiateté de l’intention d’hospitalité et des potentiels d’habitabilité. L’innovation est dans la présence et la forme de ce paravent. Mais je ne veux pas parler d’innovation, il s’agit ici plutôt de prendre soin et même dans certains secteurs, on peut même parler de réparation tant les méthodes de travail ont été brutales et manquent de bienveillance.

Quand on transforme un espace, c’est aussi un temps privilégié pour réfléchir ensemble et    c’est un moment propice pour faire évoluer et changer d’état d’esprit.

La créativité, c’est pour moi l’idée de faire un pas de côté. C’est d’être dans d’autre cas en rupture. Le travail principal, c’est de trouver la typologie qui matérialise une logique et les formes et les couleurs suivent cette intention ; l’ouverture de l’espace, un paravent à l’échelle humaine convoque le feutre de pet recyclé qui isole et constitue un panneau acoustique.
Je me suis toujours méfiée de la forme car elle ne raconte pas la même chose à tout le monde mais les rituels eux sont une base interessante avec lesquels on peut avancer.
Je ne pars pas de l’objet, je pars de la vie, l’objet n’est qu’une matérialisation à un moment T d’une logique plus large.
Je ne fais pas de séparation entre ces deux disciplines. L’important est d’avoir un corps de métier et surtout une écriture singulière qui me permet de m’exprimer à différente échelle. Je viens d’ailleurs de publier autrement, où je ne montre que des espaces.

 

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Crédits

  • Albert Palen, Actiu